Catégorie : Internationalisme

  • De Strasbourg à Odessa, Gaza et le Rojava : solidarité internationale !

    ✊ De Strasbourg à Odessa en passant par Gaza et le Rojava* notre solidarité est internationale ! ✊

    💥Le vendredi 29 décembre, au beau milieu des fêtes de fin d’année, l’armée russe a frappé les villes ukrainiennes de Kyiv, Odessa, Lviv, Dnipro et Kharkiv ainsi qu’une centaine de villages. Des missiles ont été tirés sur des lieux de vie, des écoles, des maternités et des hôpitaux. C’est la plus grande attaque visant l’Ukraine depuis les 1ers jours du conflit en février 2022. On dénombre plus de 30 mort.e.s et de 160 blessé.e.s. 💥

    ✊ La CNT STP-67 exprime ses condoléances aux familles des victimes et sa solidarité aux travailleur.euse.s des écoles et hôpitaux détruits.

    ✊ Leurs guerres, nos mort.e.s !

    ✊ Pour l’autodétermination des peuples, contre tous les impérialismes, et pour 2024, que nos adelphités fassent vaciller les tyrans ainsi que les systèmes qui les soutiennent !

    📸 Photos transmises par nos camarades de Колективи Солідарності • Solidarity Collectives, qui ont toujours besoin de notre soutien, et par d’autres ami.e.s ukrainien.ne.s.

    Plus d’infos : https://www.solidaritycollectives.org/

    • https://kurdistan-au-feminin.fr/…/noel-sanglant-pour…/Kurdistan au féminin

  • Solidarité avec la Palestine

    Depuis plusieurs semaines sont rassemblées celles et ceux qui demandent l’arrêt immédiat des bombardements à Gaza. Retour sur des actions strasbourgeoises de soutien avec la Palestine de la semaine dernière.

    📷 Vendredi 24 novembre a eu lieu Place de la Gare une Veillée pour Gaza, la troisième à Strasbourg depuis le début des bombardements. Opération des visages pour Gaza.

    ❌ Les premières manifestations de soutien à la Palestine se sont tenues malgré les interdictions et la pression exercée par l’État, ce qui a d’emblée conduit à une forte répression notamment via les interdictions de manifester toujours en cours pour des militant.e.s actif.ves depuis des années dans les mouvements pour la Paix en Palestine ou la criminalisation du port de keffiehs ou du drapeau Palestinien ainsi qu’à des vingtaines d’arrestations de personnes dont certain.e.s vont encore passer en procès les prochains jours comme ce jeudi 30 novembre au TGI de Strasbourg pour un militant qui n’a fait qu’exprimer sa solidarité avec des arrêté.e.s en se rendant devant un commissariat.

    📷 Le 25 novembre, la Manifestation hebdomadaire du samedi a eu lieu à 11h30 afin de permettre aux personnes qui le souhaitaient de rejoindre ensuite la manifestation contre les dominations patriarcales de l’aprem et dont le Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine était signataire avec une vingtaine de collectifs coordonnés via l’Assemblée Féministe Strasbourg. Comme dans de nombreuses villes ailleurs, le lien entre la lutte antisexiste et anti-impérialiste a été fait.

    Appel réalisé à la manif de soutien à la Palestine du matin : « Le 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, sera pour nous l’occasion de réaffirmer que le féminisme doit être anti-impérialiste et profondément anti-colonial.

    De plus, par cette manifestation, nous tenons à rappeler que nous refusons que nos vécus, expériences et luttes féministes soient utilisés pour justifier un génocide en Palestine ainsi que la montée du racisme et de l’islamophobie ou de l’antisémitisme en France.

    Nous restons aussi solidaires avec les mouvements de femmes du Rojava, dans les régions autonomes du Nord-Est de la Syrie et le mouvement des Femmes Kurdes en Europe comme ailleurs, qui organisent cette journée via de nombreux événements et à l’ombre de la guerre sous le slogan « Contre toutes les formes de violence et d’occupation : Jin Jiyan Azadî ! ». »

    👊 On compte aussi chaque semaine à Strasbourg des actions de soutien au Mouvement BDS – Boycott Desinvestissement Sanction – qui a pris pour cible principale les enseignes Carrefour* ( automatiquement hués lors des passages des manifestations) mais dénonce aussi AXA Assurance, la marque Puma, ou encore en pharmacie les médicaments de la marque TEVA.

    • Le Groupe Carrefour, distributeur multinational basé en France, est impliqué dans les crimes de guerre commis par le régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien.

    👊 Nous appellons pour les prochains jours à l’intensification et à la multiplication des campagnes BDS via la participation aux comités locaux.

    🎨🎶 Des lieux artistiques strasbourgeois.e.s commencent aussi à afficher leur soutien visible en ville ou en organisant des soirées musicales ou des projections dans les lieux alternatifs.

    🐈‍⬛Au niveau de la CNT-F Confédération Nationale du Travail, nous relayons aussi l’appel des syndicats palestiniens :: 👉

    📢 Rendez-vous à nouveau en manifestation ce samedi 02/12 à 14h au départ de la Place Dauphine.

    HALTE AU MASSACRE À GAZA ! LA FRANCE DOIT DEMANDER UN CESSEZ-LE-FEU DÉFINITIF !📣

  • La CNT solidaire de la FAU allemande


    Le 05 janvier 2010, le syndicat FAU Berlin a été interdit en tant que tel !

    À l’origine de ce verdict contre le syndicalisme de combat : un conflit social dans un cinéma de la capitale allemande.

    L’interdiction

    Depuis mi-décembre, il est interdit au syndicat FAU Berlin de se désigner en tant que tel. L’arrêt – qui a été prononcé sans audience contradictoire – va bien au-delà de la privation pour la FAU Berlin de ses droits syndicaux au niveau de l’entreprise. Cette interdiction a été confirmée par le même tribunal berlinois le 05 janvier 2010.

    Ses conséquences

    Désormais, tous les syndicalistes FAU à Berlin – et pas uniquement les salariés de l’entreprise en question – se voient privés de leurs droits syndicaux (droits de grève et de signature), des droits pourtant protégés par la constitution allemande et les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), ratifiées par l’Allemagne comme par la France.

    Son histoire

    C’est depuis juillet 2009 que la FAU Berlin et sa section syndicale revendiquent une convention collective au cinéma Babylon, le seul qui reçoit des subventions publiques bien qu’il n’offre pas de salaires décents et ignore les droits de salariés. Les anarcho- syndicalistes se sont appuyés sur un boycottage très efficace pour faire gagner leurs revendications amples et innovantes, avec une participation, inhabituelle pour le syndicalisme allemand, des salariés eux-mêmes : tout cela a impressionné largement le public.

    Quand la pression a atteint un niveau tel que la direction ne pouvait plus éviter les négociations, ce sont la municipalité, mais aussi le syndicat DGB ver.di qui sont intervenus. Par la suite, les modes d’action (dont le boy- cottage) ont été interdits par un tribunal à la demande du management du cinéma. Ce même tribunal mettait en doute la « représentativité » du syndicat ce qui est, en Allemagne, une condition préalable pour enclencher des conflits sociaux. Mais la FAU Berlin ne reculant toujours pas, le tribunal a rendu l’arrêt récent qui lui interdit de se désigner comme syndicat.

    La bataille en cours

    Tôt, la FAU a estimé qu’il s’agissait dans cette lutte, si petite soit-elle, non seulement de l’amélioration des conditions de travail, mais aussi des libertés syndicales. Outre-rhin, le quasi-monopole de la « confédération unitaire » DGB, est bien sanctuarisé par une jurisprudence conservatrice.

    Toute la confédération FAU se bat pour obtenir le respect de la liberté syndicale : une campagne à mener devant les tribunaux, mais surtout dans la rue… et au niveau international ! Mi-janvier, il y avait déjà eu des rassemblements devant les ambassades allemandes dans plusieurs pays européens : en Espagne, en Pologne et en Suède.

    Pour la liberté syndicale, partout dans le monde !

     

    Pour protester individuellement, adressez-vous aux institutions suivantes (vous trouvez des lettres modèles sur le site du secretariat international de la CNT).
    – Consulat Gén. de la RFA, 338 av. du Prado, 13295 Marseille Cedex08. fax : 04 91 16 75 28, mail : info@marseille.diplo.de
    – Cinéma Babylon : fax : 0049 30 24 727 800, mail : grossman@babylonberlin.de & hackel@babylonberlin.de
    – Tribunal à Berlin : fax: 0049 30 90 188 518

     

    Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre nous tous !

    Défendons la liberté syndicale !

    Vive la solidarité internationale !

    Vive l’anarcho-syndicalisme !

  • Pour sortir du Colonialisme …

    Manifestation le samedi 27 février 2010 à 15h, Place Kléber à Strasbourg

     

    Pour la suppression du Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale
     
    Le colonialisme et ses produits dérivés ont aujourd’hui de nouvelles formes et de nouvelles dynamiques, qui s’inscrivent dans la réaction mondialisée contre tous les acquis des luttes populaires de la deuxième moitié du XXe siècle.

    En France, le Ministère de l’identité nationale, de l’immigration et du codéveloppement, c’est le Ministère de la rafle et de la honte, c’est le Ministère des colonies. En créant un « Ministère de l’immigration et de l’identité française », puis en organisant un «Grand débat » sur l’identité nationale qui mobilise les moyens de l’Etat, le pouvoir encourage et organise le racisme dont l’islamophobie et la stigmatisation d’une partie de la population.
     

    Ouvertement ciblés, les musulmans, destinataires d’une loi annoncée sur la Burqa. Le Président de la République met aujourd’hui ses idées en cohérence avec ses actes. C’est tout simplement la réintroduction d’un «Ministère des colonies» qu’il impose à la France. Comme l’ont déclaré les historiens et démographes qui ont démissionné des instances du musée de l’immigration : «Associer immigration et identité nationale, c’est inscrire l’immigration comme « problème pour la France et les Français dans leur être même ». C’est utiliser la technique du « bouc émissaire », afin de dresser les gens les uns contre les autres.

    Ce Ministère utilise des méthodes dignes du temps des colonies: rafles de sans-papiers, contrôle d’identité au faciès illégaux, contrôle dans les lieux publics, devant les écoles, dans les hôpitaux, jusqu’aux administrations cyniquement invitées à la délation. Il organise des centres de rétention surpeuplés avec miradors, barbelés, fouilles, contrôles et humiliations. La police expulse des familles arrêtées au petit matin à leur domicile. Au nom de l’identité nationale on démantèle le droit d’asile, on renvoie des Afghans dans un pays en guerre après les avoir traqués, et on casse le droit au regroupement familial. La politique dite de « codéveloppement » n’est qu’un trompe l’oeil permettant la continuité des politiques néocoloniales. L’« immigration choisie » débouche sur un pillage des cerveaux qui renforce le pillage des ressources naturelles des pays d’émigration, rendu possible par l’usage de la dette et la complicité de certains dirigeants africains « amis de la France ».

    Cette politique anti-immigrés se double d’une stigmatisation et d’une ségrégation des quartiers populaires qu’il s’agit de quadriller à l’aide des BAC et des CRS. Lors des émeutes de novembre 2005, le pouvoir avait même été jusqu’à appliquer de nouveau la loi sur l’état d’urgence utilisée durant la guerre d’Algérie.

    Malgré les promesses faites à la suite des mouvements de protestation et de la grève générale contre la « Pwofitasyon », dans les territoires d’outre-mer, les pratiques coloniales perdurent comme le montrent les révoltes sociales actuelles.

    A quelques jours des élections régionales, le pouvoir veut utiliser la haine contre les immigrés et leurs descendants pour siphonner les voix du Front national.

     
    Le 23 février 2005, l’Assemblée nationale votait un amendement qui consacrait « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord » alors que pendant plus de quatre siècles le colonialisme français a participé activement à la traite négrière, au pillage et à l’oppression violente de peuples dont elle a pillé les richesses, détruit les cultures, ruiné les traditions, nié l’histoire, effacé la mémoire.

    Nous avons fait reculer le pouvoir il y a cinq ans qui a dû supprimer l’article 4 de la loi colonialiste du 23 février 2005. Nous pouvons le faire reculer aujourd’hui en exigeant et en obtenant la suppression du Ministère de l’Immigration. Participons à la création d’un ministère de la décolonisation et de l’égalité réelle. Obtenons la régularisation de tous les sans-papiers et le droit de vote des immigrés. Construisons et préparons dès maintenant les changements et propositions permettant de sortir du colonialisme !

     
    Tous ensemble exigeons, la suppression du
    Ministère de l’immigration et de l’identité nationale !
    Tous ensemble pour sortir du colonialisme !


    Premiers signataires: ATTAC, CNT, DIDF, GU, NPA, …

    Site de la semaine anticoloniale : www.anticolonial.net

     

  • Afghanistan – Aucun renfort !

    Afghanistan, aucun renfort !

    Non à la guerre ! 

    L’Otan a déjà décidé de répondre favorablement à la demande de Barak Obama d’envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan. Le président Sarkozy a prévu d’annoncer lors de la Conférence de Londres du 28 janvier les détails de la contribution française.

    Alors que, dans un sondage paru début décembre, 82% des sondés s’opposent à l’envoi de nouveaux soldats français, nous exigeons du président Sarkozy qu’il renonce à toute augmentation des troupes en Afghanistan, qu’il s’agisse de forces spéciales, de troupes régulières ou d’instructeurs militaires. La fuite en avant militaire décidée par Barack Obama, soutenue par l’Otan et saluée par Nicolas Sarkozy ne peut qu’aggraver la situation dramatique du peuple Afghan et déstabiliser encore plus la région. Nous condamnons le cynisme honteux du gouvernement français qui, dans le même temps, soutient l’escalade militaire et renvoie des réfugiés afghans dans un pays en guerre.

    Cette sale guerre est une impasse. Dans un pays détruit par 30 années d’occupations étrangères et de guerres civiles, la reconstruction de l’Afghanistan sera difficile. Cela passera par une aide civile et financière de la part des pays occidentaux en réparation des dommages infligés au pays et à ses habitants. Cela exige en premier lieu l’arrêt des opérations militaires et le retrait des troupes de l’Otan afin de rendre au peuple afghan son indépendance et les clés de la reconstruction du pays.

    Nous refusons que le gouvernement français utilise des centaines de millions d’euros pour l’occupation militaire de l’Afghanistan quand la crise sert à justifier les plans de licenciements et les attaques sur nos services publics. Nous refusons que le manque d’avenir donné à la jeunesse soit utilisé comme argument pour l’enrôler dans l’armée pour défendre des intérêts qui ne sont ni les siens ni ceux du peuple afghan.

    Nous appelons à faire des 28 et 29 janvier des journées de mobilisation populaire dans toutes les villes de France pour exiger du gouvernement qu’il renonce à envoyer ne serait-ce qu’un soldat supplémentaire en Afghanistan et pour exprimer notre solidarité avec le peuple afghan en premier lieu avec ceux et celles qui se sont réfugiés dans notre pays. Nous sommes solidaires des mobilisations qui auront lieu autour de la Conférence du 28 janvier, au Royaume uni et dans de nombreux pays.

    Retrait des troupes de l’OTAN d’Afghanistan !

     

    RASSEMBLEMENT place de l’Homme de Fer

    Jeudi 28 janvier, 18h

    Premiers signataires sur Strasbourg :

    AL, ATTAC, CNT, Collectif des Iraniens contre la guerre, FSU, Gauche Unitaire, Mouvement de la Paix, NPA, PCF, PCOF,…

     

  • Palestine – Israël Témoignages des Anarchistes contre le mur en provenance d’une zone de guerre

     Témoignages des Anarchistes contre le mur en provenance d’une zone de guerre

     

    L’assaut le plus brutal d’Israël contre Gaza depuis 1967 – sous le nom de code « Opération Plomb Durci » – qui a commence le samedi 27 décembre et a tué 250 palestiniens dès le premier jour, a rencontré une condamnation généralisée partout dans le monde, et des protestations en Israël aussi. Les protestations avaient déjà commencé le jour précédent l’offensive aérienne israélienne « choc et crainte », quand des activistes ont manifesté dans le cœur de Tel Aviv, pour avertir contre l’escalade des menaces et l’appel à des pour-parler de paix avec les officiels démocratiquement élus de Gaza. Cette manifestation, appelée par la Coalition contre le siège de Gaza, a été virtuellement ignorée par les principaux médias israéliens.

    Le samedi 27 décembre, alors que nous apprenions le carnage et la dévastation cause par les avions de guerre israéliens infligés au matin sur une population gazaouie assiégé et déjà souffrante, les activistes des Anarchistes contre le mur (ACM) ont rejoint une centaine de manifestants en colère dans une manifestations spontanée dans la ville de Jaffa (beaucoup d’habitants locaux ont de la famille dans la bande de Gaza, étant donné qu’une grande part de la population de Jaffa a été forcée de fuir vers Gaza en 1948)

    Au même moment, des manifestations ont explosé dans une douzaine de villes et de village de Cisjordanie, ainsi qu’à Jérusalem est, la plupart du fait d’affrontements entre de jeunes Palestiniens et les troupes Israéliennes. Plus tard dans l’après-midi, les ACM ont participé avec des membres d’autres organisations, dans une marche de protestation de plus d’un millier de juifs et d’arabes dans les rues de Tel Aviv. Les manifestants ont mené une marché énergique et chargée d’émotion du square de la Cinémathèque jusqu’au ministère de la défense, en criant « l’occupation est du terrorisme » et portant des pancartes « les ministres israéliens sont des criminels de guerre ». En cours de route, les manifestants ont été attaqués sans raison par une Unité spéciale de patrouille soutenue par des membres de la police montée agressifs. D’autres affrontements ont eu lieu par la suite devant le Ministère de la défense, quand des anarchistes ont mis à bas la barrière de sécurité et ont essayé de bloqué la circulation sur la rue Kaplan. Six manifestants ont été arrêtés, qui ont ensuite été relachés par un juge le lendemain.

    Le dimanche 28, alors que le nombre de morts à Gaza s’approchait de 300 pour le second jour de l’attaque israélienne, les activistes d’ACM ont rejoint une manifestation dans le village de Ni’ilin contre les crimes de guerre d’Israel à Gaza. Les forces israéliennes ont ouvert le feu sur les jeunes qui lançaient des pierres, tuant un des manifestants et en en laissant un second dans une situation critique. Arafat Rateb Khawaja, 22 ans, a été tué d’une balle tirée dans le dos, qui est mort dans l’après midi à l’hôpital de Ramallah. Mohammed Kasim Khawaja, 20 ans, a reçu une balle dans le front tirée à proximité, et est toujours dans un état de mort clinique à l’hôpital de Ramallah.

    Le dimanche soir, ACM a pris part à une nouvelle manifestation survoltée dans le centre de Tel Aviv, où des douzaines de personnes ont appelé la population la fin des opérations militaires en cours à Gaza, et de l’occupation en général. Les protestataires portaient des pancartes disant « Intervention internationale maintenant » et « les Israéliens et les Palestiniens sont contre la guerre ».

    Le Lundi 29, les funérailles à Ni’ilin ont été extrêmement chargées en émotion, puis suivies par une journée d’affrontement avec l’armée, alors que des centaines d’étudiants faisaient entendre leur opposition sur les campus de Tel Aviv, de Haifa et de Jerusalem – manifestations qui ont tous donné lieu à des d’affrontements avec la police et ou des contre-manifestants fascistes, ainsi que des arrestations violentes. Plus tard dans la journée, des manifestants se sont rassemblés devant l’Ambassade égyptienne de Tel Aviv, pour protester contre le silence et la collaboration égyptienne avec l’offensive israélienne. Les manifestants ont fait face à un extrêmement impressionnant contingent de police anti émeutes et de gardes frontières qui, incités par la foule enflammée des passants, a utilisé une violence extrême pour disperser la manifestation.. Six participants ont été arrêtés, tous des palestiniens citoyens israéliens.

    Plus tard dans l’après-midi, des members d’ACM ont rejoint une protestation d’arabes et d’israéliens contre les atrocités à Gaza qui avait lieu à Jaffa. Plusieurs centaines de personnes ont hissé des drapeaux palestiniens et ont lancé des slogans de solidarité avec la population de Gaza et de soutien à l’Intifada. L’évènement à culminé avec une marche bruyante et désordonnée dans les rues de Jaffa, bloquant parfois la circulation, qui s’est ensuite dispersée sans violence après une confrontation avec un fort contingent de renforts de police anti éméute et de gardes frontières.

    Le mardi 30, une nouvelle manifestation enragée de quelques 200 personnes s’est ruée dans le centre de Tel Aviv. Malgré une forte présence policière, des œufs et des bouteilles vides ont été lancé sur les manifestants.

    Le Vendredi 2 janvier, une vingtaine de membres d’ACM ont surpris les services de renseignements de la police en organisant à 6 heures du matin un « die in » à l’entrée de la base aérienne Sde Dov de Tel Aviv. Ils se sont allongés sur la route, feignants d’être morts en portant des combinaisons et des masques couverts de sang, devant l’entrée de cet aéroport où les pilotes se rendent pour prendre leur taxi aérien qui les amènera sur les bases aériennes. Au bout de 10 minutes, les 21 participants ont été arrêtés. A la demande de la police, honteuse de n’avoir pu empêcher préventivement l’action, clamant que les personnes arrêtés mettaient en danger la paix en temps de guerre, le juge a ordonné de les maintenir en prison le temps du week end [et ainsi les empêcher de rejoindre les manifestations prévues ce week end …]. Ayala, l’un des activistes : notre geste est destiné à « montrer aux pilotes de l’armée de l’air israélienne le résultat de leurs actions à gaza. A des milliers de mètre d’altitude, le pilote qui cible puis appuie sur un bouton peut ignorer, oublier ou être incapable de comprendre qu’en ce faisant il tue des personnes innocentes. Nous sommes venus ici pour leur rappeler cela. » Depuis le début de cette guerre, les forces aériennes ont bombardé Gaza plus de 300 fois. Ils ont tué plus de 400 palestiniennes, des centaines de civils. Il est impossible d’être contre les bombardement de civils sur Sdérot en Israël sans être en même temps contre les tueries massives de civils à Gaza.

    Les lois internationales de la guerre obligent d’éviter au maximum tout dommage contre les civils. Les bombardements de l’armée de l’air israélienne sur la bande de Gaza qui est très densément peuplée ne peuvent que toucher les civils, et sont des crimes de guerre. Chaque pilote qui bombarde Gaza bombarde une population civile et est un criminel de guerre.

    (vidéo : http://www.youtube.com/watch ?v=WpeC7P-2LfU)

    A cause de trop nombreuses arrestations de vendredi matin, les autres membres d’ACM n’ont pu participer à la manifestation commune contre le mur de séparation seulement dans le village de Jayyous – où de très nombreuses grenades lacrymogènes ont été tirées, et à Bil’in – qui a encore été un champ d’expérimentation pour « les moyens de contrôle de foule de basse léthalité ». Ce vendredi à Bil’in, les forces de l’Etat ont fait un nouvel essai de leur machine à bruit et de nouveaux projectiles… il semblerait que leur principale tâche, en plus de ces expériences, était d’éviter de nouveaux cisaillement de la barrière de sécurité comme cela avait été le cas lors de la manifestation de dimanche contre la guerre à Gaza.

    Pendant toute la semaine, nous avons distribué l’appel pour la démonstration de samedi au nom de la Coalition des organisations contre la guerre à Gaza, et dont les Anarchistes contre le mur sont partie prenante  :

    « Les massacres à Gaza continuent. Des centaines ont été tués, des milliers blessés, les attaques aériennes ont causé des dévastations totales et des familles entières sont maintenant laissées sans maisons. Les civils dans le sud d’Israel sont les otages d’un gouvernement qui leur ment et abuse d’eux. Les destructions et les morts à Gaza n’assureront par leur future, mais au contraire conduiront à plus de violence et de morts.

    Rejoignez nous dans la manifestation de ce samedi, nous appelons :

    Arrêt des massacres !

    Non au siège de Gaza !

    Stop the Killing ! No to the Siege ! Yes to life for both peoples !

    Oui à la vie pour les deux peuples !

    Dans ces journées sombres, nous tenons à notre message : les juifs et les arabes refusent d’être des ennemis !

    Notre demande : une trêve complète et la levée du siège de Gaza MAINTENANT !

    PS : depuis des dernières semaines, des arrestations massives ont été opérées parmi les citoyens palestiniens d’Israël qui ne faisaient qu’exercer leur droit démocratique de manifestation. Ce samedi, avant la manifestation de Tel Aviv, une rassemblement de protestation est appelé à Sakhnin par le Haut comité des arabes israéliens contre le massacre à Gaza. Merci de faire un effort pour le rejoindre. Votre présence est essentielle. »

    Le soir, après que la Haute Court ait interdit à la police d’interférer dans le contenu de la manifestation, des milliers de personnes ont convergé vers le square de la ville, y compris beaucoup de ceux qui participaient plus tôt à la manifestation de Sakhnin au nord. Quelques centaines de personnes ont participé au cortège anarchiste. Le cercle de tambour a constitué le centre de ce cortège tout le long de la manifestation. Les drapeaux, les bannières anarchistes ainsi que leur chants ont été la cible pendant toute la manifestation de militants de droite, qui ont échoué à causer des altercations.

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    Témoignage

    Traduction sommaire du rapport sur l’assassinat à Ni’ilin pendant la manifestation de solidarité avec Gaza, le dimanche 26 décembre 2008, écrit pour l’association Droits de l’Homme Btselem par un membre des anarchistes contre le mur.

    Le dimanche 28 décembre, il y avait à Ni’ilin une manifestation pour protester contre le massacre à Gaza. Très rapidement, la manifestation a dégénérée en confrontation à quelques endroits avec l’armée et les gendarmes qui tiraient alors des balles entourée de caoutchouc et des gaz lacrymogènes, les villageois lançant des pierres sur les forces de l’Etat. Le principal point de confrontation était dans l’entrée principale du village, près de l’intersection entre la route 446 et la route 4460, où étaient concentrés beaucoup de gendarmes. Un second foyer était un peu plus au sud ouest de la rue 4460 dans une plantation d’olive proche des maisons du village. Le bâtiment le plus marginal, un poulailler, est au milieu de la plantation et il ya des affrontements tout autour. Les soldats sont d’un côté du poulailler et les manifestants, entre 15 et 30 jeunes villageois, de l’autre.

    Je me trouvais proche du second foyer, à 30 ou 40 mètres des lanceurs de pierre. Pendant longtemps les forces de l’Etat ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles recouvertes de caoutchouc [qui sont beaucoup moins léthales – NdT] Puis à un certain moment, le bruit des tirs à changé : des balles réelles tirées d’un arme non automatique (selon ma propre expérience de ce genre de chose). J’ai approché des lanceurs de pierre pour les prévenir que les forces de l’Etat commençaient à tirer à balle réelle.

    A ce moment, les manifestants se sont mis derrière une grande pile de pierres adjacentes au poulailler. 4 ou 5 soldats qui étaient à 20 mètres d’eux marchaient librement sur une petit mur en terrasse. Il était clair vu leur comportement qu’ils ne percevaient aucun danger pour leur vie **. Le tir de balles réelles (qui n’était pas dirigé dans les airs) a continue pour quelques minutes.

    A cause du danger, après avoir alerté du danger quelques uns des jeunes j’ai commencé à battre en retraite tout en regardant toujours vers la confrontation. Après quelques 5 mètres de recul, un des manifestant a été touché à la jambe. J’ai couru vers lui, et j’ai été le second à le rejoindre. Nous l’avons transporté 15 mètres en arrière, vers une équipe de premiers soins qui était là. Moins de 3à secondes après, nous entendons des cris à propos d’un autre blessé. Je cours rejoindre les cris mais je vois 4 personnes qui portent un corps sans vie, une personne qui a été tirée dans le dos et semble morte. Plus tard j’appris qu’il s’agit de Arafat Khawagha.

    Je regardé vers l’endroit où les gens ont été tirés et je vois un autre tir et un autre corps s’effondrer. Les gens autour de lui le portent et crient qu’il a reçu une balle dans la tête. Plus tard j’appris qu’il s’agissait de Muhamad Khawaga.

    Le feu continue. La tête du blessé est couverte de sang qui coule dans un large flot. Les personnes qui le portaient sont couvertes de son sang. Je cours vers Arafat Khawaga et je remplace un de ceux qui le portent. Je porte son épaule gauche et sa tête en évitant qu’elle soit secouée. Ma main qui le soutien est recouverte de sang. Un des jeunes me remplace alors. Il n’y avait pas d’ambulance sur place à ce moment et il est évacué dans la voiture d’un des villageois. L’ambulance arrive quelques minutes plus tard et évacue trois autres blessés vers l’hôpital de Ramallah. Je voudrai insister encore sur le fait que l’utilisation de balles réelles n’a pas été sur un court laps de temps et qu’elle n’es t pas due à un sentiment de détresse des soldats qui auraient pu croire que leur vie était en danger.**

    Les tirs ont duré le long de plusieurs minutes pendant lesquelles les soldats étaient à couvert avec une possibilité de sortie. En plus, a une courte distance d’eux il y avait un bien plus grande force – des dizaines de gardes frontières, de gendarmes, qui ne sont pas venus pour « sauver leur camarades », prouvant qu’aucun danger n’était ressenti ici par les soldats.

    Il faut ajouter que Arafat Khawaga a été tire dans le dos, ce qui veut dire qu’il tournait le dos aux soldats pendant qu’ils tiraient. Il n’y avait aucune menace contre eux.

    ** Le porte parole de l’armée israélienne déclare chaque fois que les forces de l’Etat assassinent un palestinien que « les soldats ont dû se protéger contre une menace à leur vie … »

  • Solidarité internationale avec le mouvement de lutte en Grèce

    Depuis plusieurs semaines la jeunesse grecque crie sa colère.

    Sa colère contre une police qui assassine froidement un adolescent de 15 ans.

    Sa colère contre une classe politique (toutes tendances confondues) qui est gangrénée par ses pratiques de clientélisme et de corruption.

    Sa colère contre une classe politique (toutes tendances confondues) qui privatise les Universités, précarisent les jeunes et rognent les acquis des travailleurs (réforme de la sécurité sociale et du système des retraites).

     

    A Paris, à Rome, à Madrid, à Varsovie, à Stockholm, à Londres comme à Athènes…

    Le capitalisme exploite, licencie, assassine, criminalise les mouvements sociaux et expulse les sans papiers.

    Solidarité internationale avec les étudiants et travailleurs grecs en lutte !

    Globalisons les résistances !

    Grève générale contre le capital !

    Grève générale contre la répression étatique !

    COORDINATION ANARCHO-SYNDICALISTE (CAS)

    CNT (France), Initiative des travailleurs (Pologne), CGT (Espagne), USI (Italie), ESE (Grèce),

    IWW (Royaume-Uni), SAC (Suède), LA (Pologne), Solidaridad Obrera (Espagne)

     

  • Palestine – Israël

     

    Témoignages des Anarchistes contre le mur en provenance d’une zone de guerre.

    L’assaut le plus brutal d’Israël contre Gaza depuis 1967 – sous le nom de code « Opération Plomb Durci » – qui a commence le samedi 27 décembre et a tué 250 palestiniens dès le premier jour, a rencontré une condamnation généralisée partout dans le monde, et des protestations en Israël aussi. Les protestations avaient déjà commencé le jour précédent l’offensive aérienne israélienne « choc et crainte », quand des activistes ont manifesté dans le cœur de Tel Aviv, pour avertir contre l’escalade des menaces et l’appel à des pour-parler de paix avec les officiels démocratiquement élus de Gaza. Cette manifestation, appelée par la Coalition contre le siège de Gaza, a été virtuellement ignorée par les principaux médias israéliens.

    Le samedi 27 décembre, alors que nous apprenions le carnage et la dévastation cause par les avions de guerre israéliens infligés au matin sur une population gazaouie assiégé et déjà souffrante, les activistes des Anarchistes contre le mur (ACM) ont rejoint une centaine de manifestants en colère dans une manifestations spontanée dans la ville de Jaffa (beaucoup d’habitants locaux ont de la famille dans la bande de Gaza, étant donné qu’une grande part de la population de Jaffa a été forcée de fuir vers Gaza en 1948)

    Au même moment, des manifestations ont explosé dans une douzaine de villes et de village de Cisjordanie, ainsi qu’à Jérusalem est, la plupart du fait d’affrontements entre de jeunes Palestiniens et les troupes Israéliennes. Plus tard dans l’après-midi, les ACM ont participé avec des membres d’autres organisations, dans une marche de protestation de plus d’un millier de juifs et d’arabes dans les rues de Tel Aviv. Les manifestants ont mené une marché énergique et chargée d’émotion du square de la Cinémathèque jusqu’au ministère de la défense, en criant « l’occupation est du terrorisme » et portant des pancartes « les ministres israéliens sont des criminels de guerre ». En cours de route, les manifestants ont été attaqués sans raison par une Unité spéciale de patrouille soutenue par des membres de la police montée agressifs. D’autres affrontements ont eu lieu par la suite devant le Ministère de la défense, quand des anarchistes ont mis à bas la barrière de sécurité et ont essayé de bloqué la circulation sur la rue Kaplan. Six manifestants ont été arrêtés, qui ont ensuite été relachés par un juge le lendemain.

    Le dimanche 28, alors que le nombre de morts à Gaza s’approchait de 300 pour le second jour de l’attaque israélienne, les activistes d’ACM ont rejoint une manifestation dans le village de Ni’ilin contre les crimes de guerre d’Israel à Gaza. Les forces israéliennes ont ouvert le feu sur les jeunes qui lançaient des pierres, tuant un des manifestants et en en laissant un second dans une situation critique. Arafat Rateb Khawaja, 22 ans, a été tué d’une balle tirée dans le dos, qui est mort dans l’après midi à l’hôpital de Ramallah. Mohammed Kasim Khawaja, 20 ans, a reçu une balle dans le front tirée à proximité, et est toujours dans un état de mort clinique à l’hôpital de Ramallah.

    Le dimanche soir, ACM a pris part à une nouvelle manifestation survoltée dans le centre de Tel Aviv, où des douzaines de personnes ont appelé la population la fin des opérations militaires en cours à Gaza, et de l’occupation en général. Les protestataires portaient des pancartes disant « Intervention internationale maintenant » et « les Israéliens et les Palestiniens sont contre la guerre ».

    Le Lundi 29, les funérailles à Ni’ilin ont été extrêmement chargées en émotion, puis suivies par une journée d’affrontement avec l’armée, alors que des centaines d’étudiants faisaient entendre leur opposition sur les campus de Tel Aviv, de Haifa et de Jerusalem – manifestations qui ont tous donné lieu à des d’affrontements avec la police et ou des contre-manifestants fascistes, ainsi que des arrestations violentes. Plus tard dans la journée, des manifestants se sont rassemblés devant l’Ambassade égyptienne de Tel Aviv, pour protester contre le silence et la collaboration égyptienne avec l’offensive israélienne. Les manifestants ont fait face à un extrêmement impressionnant contingent de police anti émeutes et de gardes frontières qui, incités par la foule enflammée des passants, a utilisé une violence extrême pour disperser la manifestation.. Six participants ont été arrêtés, tous des palestiniens citoyens israéliens.

    Plus tard dans l’après-midi, des members d’ACM ont rejoint une protestation d’arabes et d’israéliens contre les atrocités à Gaza qui avait lieu à Jaffa. Plusieurs centaines de personnes ont hissé des drapeaux palestiniens et ont lancé des slogans de solidarité avec la population de Gaza et de soutien à l’Intifada. L’évènement à culminé avec une marche bruyante et désordonnée dans les rues de Jaffa, bloquant parfois la circulation, qui s’est ensuite dispersée sans violence après une confrontation avec un fort contingent de renforts de police anti éméute et de gardes frontières.

    Le mardi 30, une nouvelle manifestation enragée de quelques 200 personnes s’est ruée dans le centre de Tel Aviv. Malgré une forte présence policière, des œufs et des bouteilles vides ont été lancé sur les manifestants.

    Le Vendredi 2 janvier, une vingtaine de membres d’ACM ont surpris les services de renseignements de la police en organisant à 6 heures du matin un « die in » à l’entrée de la base aérienne Sde Dov de Tel Aviv. Ils se sont allongés sur la route, feignants d’être morts en portant des combinaisons et des masques couverts de sang, devant l’entrée de cet aéroport où les pilotes se rendent pour prendre leur taxi aérien qui les amènera sur les bases aériennes. Au bout de 10 minutes, les 21 participants ont été arrêtés. A la demande de la police, honteuse de n’avoir pu empêcher préventivement l’action, clamant que les personnes arrêtés mettaient en danger la paix en temps de guerre, le juge a ordonné de les maintenir en prison le temps du week end [et ainsi les empêcher de rejoindre les manifestations prévues ce week end …]. Ayala, l’un des activistes : notre geste est destiné à « montrer aux pilotes de l’armée de l’air israélienne le résultat de leurs actions à gaza. A des milliers de mètre d’altitude, le pilote qui cible puis appuie sur un bouton peut ignorer, oublier ou être incapable de comprendre qu’en ce faisant il tue des personnes innocentes. Nous sommes venus ici pour leur rappeler cela. » Depuis le début de cette guerre, les forces aériennes ont bombardé Gaza plus de 300 fois. Ils ont tué plus de 400 palestiniennes, des centaines de civils. Il est impossible d’être contre les bombardement de civils sur Sdérot en Israël sans être en même temps contre les tueries massives de civils à Gaza.

    Les lois internationales de la guerre obligent d’éviter au maximum tout dommage contre les civils. Les bombardements de l’armée de l’air israélienne sur la bande de Gaza qui est très densément peuplée ne peuvent que toucher les civils, et sont des crimes de guerre. Chaque pilote qui bombarde Gaza bombarde une population civile et est un criminel de guerre.

    (vidéo : http://www.youtube.com/watch ?v=WpeC7P-2LfU)

    A cause de trop nombreuses arrestations de vendredi matin, les autres membres d’ACM n’ont pu participer à la manifestation commune contre le mur de séparation seulement dans le village de Jayyous – où de très nombreuses grenades lacrymogènes ont été tirées, et à Bil’in – qui a encore été un champ d’expérimentation pour « les moyens de contrôle de foule de basse léthalité ». Ce vendredi à Bil’in, les forces de l’Etat ont fait un nouvel essai de leur machine à bruit et de nouveaux projectiles… il semblerait que leur principale tâche, en plus de ces expériences, était d’éviter de nouveaux cisaillement de la barrière de sécurité comme cela avait été le cas lors de la manifestation de dimanche contre la guerre à Gaza.

    Pendant toute la semaine, nous avons distribué l’appel pour la démonstration de samedi au nom de la Coalition des organisations contre la guerre à Gaza, et dont les Anarchistes contre le mur sont partie prenante  :

    « Les massacres à Gaza continuent. Des centaines ont été tués, des milliers blessés, les attaques aériennes ont causé des dévastations totales et des familles entières sont maintenant laissées sans maisons. Les civils dans le sud d’Israel sont les otages d’un gouvernement qui leur ment et abuse d’eux. Les destructions et les morts à Gaza n’assureront par leur future, mais au contraire conduiront à plus de violence et de morts.

    Rejoignez nous dans la manifestation de ce samedi, nous appelons :

    Arrêt des massacres !

    Non au siège de Gaza !

    Stop the Killing ! No to the Siege ! Yes to life for both peoples !

    Oui à la vie pour les deux peuples !

    Dans ces journées sombres, nous tenons à notre message : les juifs et les arabes refusent d’être des ennemis !

    Notre demande : une trêve complète et la levée du siège de Gaza MAINTENANT !

    PS : depuis des dernières semaines, des arrestations massives ont été opérées parmi les citoyens palestiniens d’Israël qui ne faisaient qu’exercer leur droit démocratique de manifestation. Ce samedi, avant la manifestation de Tel Aviv, une rassemblement de protestation est appelé à Sakhnin par le Haut comité des arabes israéliens contre le massacre à Gaza. Merci de faire un effort pour le rejoindre. Votre présence est essentielle. »

    Le soir, après que la Haute Court ait interdit à la police d’interférer dans le contenu de la manifestation, des milliers de personnes ont convergé vers le square de la ville, y compris beaucoup de ceux qui participaient plus tôt à la manifestation de Sakhnin au nord. Quelques centaines de personnes ont participé au cortège anarchiste. Le cercle de tambour a constitué le centre de ce cortège tout le long de la manifestation. Les drapeaux, les bannières anarchistes ainsi que leur chants ont été la cible pendant toute la manifestation de militants de droite, qui ont échoué à causer des altercations.

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    Témoignage

    Traduction sommaire du rapport sur l’assassinat à Ni’ilin pendant la manifestation de solidarité avec Gaza, le dimanche 26 décembre 2008, écrit pour l’association Droits de l’Homme Btselem par un membre des anarchistes contre le mur.

    Le dimanche 28 décembre, il y avait à Ni’ilin une manifestation pour protester contre le massacre à Gaza. Très rapidement, la manifestation a dégénérée en confrontation à quelques endroits avec l’armée et les gendarmes qui tiraient alors des balles entourée de caoutchouc et des gaz lacrymogènes, les villageois lançant des pierres sur les forces de l’Etat. Le principal point de confrontation était dans l’entrée principale du village, près de l’intersection entre la route 446 et la route 4460, où étaient concentrés beaucoup de gendarmes. Un second foyer était un peu plus au sud ouest de la rue 4460 dans une plantation d’olive proche des maisons du village. Le bâtiment le plus marginal, un poulailler, est au milieu de la plantation et il ya des affrontements tout autour. Les soldats sont d’un côté du poulailler et les manifestants, entre 15 et 30 jeunes villageois, de l’autre.

    Je me trouvais proche du second foyer, à 30 ou 40 mètres des lanceurs de pierre. Pendant longtemps les forces de l’Etat ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles recouvertes de caoutchouc [qui sont beaucoup moins léthales – NdT] Puis à un certain moment, le bruit des tirs à changé : des balles réelles tirées d’un arme non automatique (selon ma propre expérience de ce genre de chose). J’ai approché des lanceurs de pierre pour les prévenir que les forces de l’Etat commençaient à tirer à balle réelle.

    A ce moment, les manifestants se sont mis derrière une grande pile de pierres adjacentes au poulailler. 4 ou 5 soldats qui étaient à 20 mètres d’eux marchaient librement sur une petit mur en terrasse. Il était clair vu leur comportement qu’ils ne percevaient aucun danger pour leur vie **. Le tir de balles réelles (qui n’était pas dirigé dans les airs) a continue pour quelques minutes.

    A cause du danger, après avoir alerté du danger quelques uns des jeunes j’ai commencé à battre en retraite tout en regardant toujours vers la confrontation. Après quelques 5 mètres de recul, un des manifestant a été touché à la jambe. J’ai couru vers lui, et j’ai été le second à le rejoindre. Nous l’avons transporté 15 mètres en arrière, vers une équipe de premiers soins qui était là. Moins de 3à secondes après, nous entendons des cris à propos d’un autre blessé. Je cours rejoindre les cris mais je vois 4 personnes qui portent un corps sans vie, une personne qui a été tirée dans le dos et semble morte. Plus tard j’appris qu’il s’agit de Arafat Khawagha.

    Je regardé vers l’endroit où les gens ont été tirés et je vois un autre tir et un autre corps s’effondrer. Les gens autour de lui le portent et crient qu’il a reçu une balle dans la tête. Plus tard j’appris qu’il s’agissait de Muhamad Khawaga.

    Le feu continue. La tête du blessé est couverte de sang qui coule dans un large flot. Les personnes qui le portaient sont couvertes de son sang. Je cours vers Arafat Khawaga et je remplace un de ceux qui le portent. Je porte son épaule gauche et sa tête en évitant qu’elle soit secouée. Ma main qui le soutien est recouverte de sang. Un des jeunes me remplace alors. Il n’y avait pas d’ambulance sur place à ce moment et il est évacué dans la voiture d’un des villageois. L’ambulance arrive quelques minutes plus tard et évacue trois autres blessés vers l’hôpital de Ramallah. Je voudrai insister encore sur le fait que l’utilisation de balles réelles n’a pas été sur un court laps de temps et qu’elle n’es t pas due à un sentiment de détresse des soldats qui auraient pu croire que leur vie était en danger.**

    Les tirs ont duré le long de plusieurs minutes pendant lesquelles les soldats étaient à couvert avec une possibilité de sortie. En plus, a une courte distance d’eux il y avait un bien plus grande force – des dizaines de gardes frontières, de gendarmes, qui ne sont pas venus pour « sauver leur camarades », prouvant qu’aucun danger n’était ressenti ici par les soldats.

    Il faut ajouter que Arafat Khawaga a été tire dans le dos, ce qui veut dire qu’il tournait le dos aux soldats pendant qu’ils tiraient. Il n’y avait aucune menace contre eux.

    ** Le porte parole de l’armée israélienne déclare chaque fois que les forces de l’Etat assassinent un palestinien que « les soldats ont dû se protéger contre une menace à leur vie … »